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Ca y est, il est sorti le NDDFA.
Le nouveau disque de Fred Alpi.
"Se reposer ou être libre".
Et alors, ami(e), c'est, au fond, très simple: ce disque, tu vas l'acheter.
Si tu ne veux pas que je supprime ton petit animal de compagnie.
Je dis bien: l'acheter.
(Non le chouraver, comme tu pourrais, par exemple, vouloir faire de la dernière production du brailleur bineuronal qui a récemment vendu son cul à Sarkozy - mais c'est une autre histoire, et je te rappelle, quand même, que le vol d'un oeuf mène généralement à celui d'un boeuf, qui ne t'a, en principe, rien fait.)
Ca va te coûter 12 euros, mais le jeu en vaut la chandelle, comme dit couramment Benoît XVI.
Fred Alpi, qui officie aussi au sein de l'immortelle Brigada Flores Magon et (depuis peu) d'une escouade rockabillyste, a déjà commis deux albums électriques, dans lesquels une jeunesse obstinément rétive aux joies du Marché a pioché quelques hymnes; comme, par exemple, "Jean-François B., social-démocrate" - où il est observé que: "Jean-François B. est social-démocrate: il est de gauche, mais de droite. Il n'a pas la rage, il n'a pas la haine, il espère seulement de plus grandes cages, de plus longues chaînes"... (Vous je ne sais pas: moi, des comme ça, j'en connais plein.)
Cette fois-ci, délaissant les watts (mais pas complètement, à vrai dire), Fred Alpi développe ce qu'il faut bien appeler un bon gros blues des familles, qui déchire assez grièvement.
Point numéro un.
Point numéro deux: ses paroles sont de celles, rares, qui dressent une limite infranchissable entre, d'une part, la besogneuse frime d'un, mettons, Pascal Obispo, et, de l'autre, la discrète perspicacité de qui sait dissimuler sous des refrains à la revenez-y un vrai boulot, probablement difficultueux, d'écriture.
Oui, da.
Exemple, avec le premier couplet de la chanson-titre de son ND: "Se reposer ou être libre".
Voilà ce que ça dit: "J'entendais encore, ce matin, un intellectueur à gages, qui étalait, à la radio, le contenu de son bagage. Il justifiait, oui il cautionnait, l'ignorance et la misère - il se croyait nouveau, ce laveur de cerveau, il n'était que réactionnaire".
Vous notez comme ces quelques mots, ahurissants de précision, valent, de très loin, n'importe quelle dissertation longue sur les nouveaux réacs?
N'est-ce pas?
Et donc, dans la mesure où le reste égale très largement ce minuscule extrait, je me demande sincèrement, ami(e), pourquoi tu es toujours là, calé(e) devant ton écran, et non déjà en train de commander ce digne disque, ici même...
Je veux dire: tu es sûr(e) que tu aimes vraiment ton petit chien (chat, tortue, cochon d'Inde)?
Une chronique signée Sébastien Fontenelle, parue sur son blog "vive le feu"
"Se reposer ou être libre" est le troisième album de Fred Alpi, en duo-acoustique cette fois ci. Réalisé par José Alexandre PINTO, selon une formule adoptée sur scène depuis deux ans. Cette formule plus intimiste permet également à Gilles FEGEANT - talentueux guitariste - d'enrichir
les chansons avec des mélodies blues teintées de rock.
Et c'est toujours une énergie rock et libertaire qui sous-tend l'ensemble
des 14 titres de cet album.
Le digipack, réalisé par Arnault GARCIA, contient également une interview/video (visible sur Mac/PC), réalisée par David FUTERMAN.
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